Big Browser / Ils l'ont découvert en arrivant au travail. Douze photographes de presse, œuvrant pour CNN, ont trouvé un petit papier rose sur leurs bureaux, leur indiquant de prendre la porte. Leur patron, Jack Womack, n'a plus besoin d'eux. C'est ce qu'il indique dans un communiqué : "Nous avons passé beaucoup de temps à analyser la façon dont nous utilisons et nous déployons nos photojournalistes dans le pays. […] Les technologies grand public sont plus simples et plus abordables. De petits appareils photo sont maintenant de haute qualité. Cette technologie est dans les mains de plus de personnes. Après cette analyse, CNN a décidé que quelques photojournalistes doivent quitter la société", écrit-il.
Autrement dit, les citoyens et les photographes amateurs font le même boulot. Ils le font surtout gratuitement. CNN était à l’initiative d'iReport, une plateforme de journalisme citoyen. Elle a fait ses preuves, indique le site Petapixel.com, mais elle est aussi critiquable puisque peu de personnes ont été payées pour leurs photos ou leurs reportages, même s'ils ont été largement diffusés, embraye-t-il.
Du grain à moudre pour Neil Burgess, ancien patron de l'agence Magnum, qui considère que le photojournalisme est tout simplement mort. "Quand les photographes créent des histoires brillantes et même si les rédacteurs en chef des magazines veulent vraiment les publier, ils ne peuvent pas payer un prix décent pour leur travail", assénait-il dans une tribune en 2010.
En France, la situation est loin d'être meilleure, comme l'écrit André Rouillé, historien de la photographie, dans son article "Le crépuscule du photojournalisme". Mais elle n'est pas désespérée, rappelle ce dossier de France Culture, intitulé "Le photojournalisme sort du cadre". La photographie avec des smartphones (grande mode !) n'est pas la panacée, lit-on sur le site de la revue de photo Six Mois.
Quoi qu'il en soit, il existe un site américain – Big Picture – qui salue le travail des photojournalistes. Tout simplement en le diffusant au plus grand nombre. Reste à savoir si les photographes, appartenant souvent à des agences, y trouvent leur compte.
Big Browser Le Monde
Du grain à moudre pour Neil Burgess, ancien patron de l'agence Magnum, qui considère que le photojournalisme est tout simplement mort. "Quand les photographes créent des histoires brillantes et même si les rédacteurs en chef des magazines veulent vraiment les publier, ils ne peuvent pas payer un prix décent pour leur travail", assénait-il dans une tribune en 2010.
En France, la situation est loin d'être meilleure, comme l'écrit André Rouillé, historien de la photographie, dans son article "Le crépuscule du photojournalisme". Mais elle n'est pas désespérée, rappelle ce dossier de France Culture, intitulé "Le photojournalisme sort du cadre". La photographie avec des smartphones (grande mode !) n'est pas la panacée, lit-on sur le site de la revue de photo Six Mois.
Quoi qu'il en soit, il existe un site américain – Big Picture – qui salue le travail des photojournalistes. Tout simplement en le diffusant au plus grand nombre. Reste à savoir si les photographes, appartenant souvent à des agences, y trouvent leur compte.
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