Marrakech : Un public nombreux de cinéphiles et de critiques a envahi la "salle des ministres" du palais des Congrès de Marrakech où fut projeté le long métrage "Le jardin de Samira" de Latif Lahlou en compétition pour le grand prix du Festival International du Film de Marrakech.


La vie d'un couple, Driss et Samira, noyé dans la tourmente de l'être et du paraître, du dit et du non dit, a constitué la trame de ce film, le quatrième que signe Latif Lahlou.

Un homme veuf et assez âgé, et une femme Samira tout juste sortie de l'école, que rien ne réuni sauf le mariage arrangé et le mensonge.

Lui essayant de cacher par moult subterfuges et par toutes sortes de violence l'impuissance sexuelle qui l'a frappé après le décès de première femme. Elle essayant de concrétiser un rêve/obsession, celui de trouver coûte que coûte un mari, même habitant la campagne. Aussi Que les blessures d'un premier amour avorté soient oubliées ! Mais l'époux que son père a été lui chercher, n'apporta ni l'intérêt et ni l'affection avidement espérés et recherchés dans ce mariage que Driss, l'image de la première femme toujours en tête, a dû accepter par convenances sociales.

Hypocritement, le mari chercha à combler son désintérêt total envers sa femme et pourquoi pas l'occuper en lui assignant le rôle d'infirmière auprès de son père malade.

Les rêves évanouis, les fantasmes restèrent, pour Samira, le seul moyen de fuir les affres de cette solitude et de cette situation paradoxale ou elle s'est retrouvée, être épouse sans être femme.

Le seul trait de lumière, dans cette prison ou elle s'est retrouvée engluée, était, Farouk, un cousin de son mari, avec lequel elle partageait la prise en charge du beau père malade et dont elle fini par tomber amoureuse.

Farouk, fut chassé manu militari et sans ménagement replongeant Samira dans le gouffre de la solitude du délaissement et de la séquestration.

Un film courageux qui a osé s'aventurer dans le questionnement du couple et les tourments des époux dira, un critique, à propos de cette réalisation à laquelle Latif Lahou n'a donné aucune fin laissant la liberté au spectateur d'imaginer la ou les suites de ce drame psychologique.

Pour le casting de ce film (1H85m) Latif Lahlou a fait appel à Sanna Mouziane (Samira), Mohamed Khouyyi (Driss), Youssef Britel (Farouk) et Mohammed Majd à qui a échu le rôle du père.

Ce long métrage, le 4-ème a été sélectionné dans plusieurs autres festivals notamment de Nancy et Tanger, a décroché récemment le prix du meilleur scénario du Festival du cinéma du monde de Montréal.


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