Les cinéastes et les artistes participant au Festival International du Film de Marrakech (FIFM) ont pris part, jeudi, à une campagne de sensibilisation pour la sauvegarde des salles de cinéma.


Cinéma Le Palace de Marrakech aprés fermeture - Ph. Janbari Mohamed
Cinéma Le Palace de Marrakech aprés fermeture - Ph. Janbari Mohamed
C'est une érosion qui menace de disparition les salles obscures dans le pays, a-t-il indiqué, ajoutant que cette situation a un impact négatif sur les professionnels du secteur, dont les £uvres ne peuvent plus atteindre le grand public faute de salles à la hauteur et en nombre suffisant.

Pour sa part, l'actrice Naima Lamcherki a fait remarquer que cette initiative vise à jeter la lumière sur le danger que constitue la disparition des salles de projection pour le cinéma marocain, qui comptait un nombre appréciable de salles et un très grand public d'amateurs et de cinéphiles.

Elle a appelé à l'inscription de la construction des salles de cinéma dans les projets culturels et urbanistiques pour promouvoir le 7-ème art et développer une culture cinématographique chez les jeunes qui n'auront plus à faire de longs déplacements pour voir des films sur grands écrans.

Lors d'un atelier sur æ'L'avenir du marché du film'', organisé le 8 décembre, en marge du FIFM, une responsable du ministère de la Communication avait indiqué que le nombre des écrans de cinéma avait baissé, entre 2005 et 2007, de 139 à 97 unités et que le nombre des entrées est passé de 4,5 millions à 1,2 million durant la même période.

Elle avait expliqué ce recul de l'engouement pour le cinéma par des facteurs exogènes et structurels, notamment le piratage, l'arrivée des chaînes satellitaires et l'amélioration de la programmation des TV nationales, la faible circulation des films et le délabrement des salles de cinéma.


Tarik ESSAADI Commentaires (0)

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